Linguiste

  • Culture de tradition orale ? Oui, mais…


    Les cultures océaniennes sont dites de tradition orale. De fait, il n’existait pas dans le Pacifique insulaire de traditions d’écriture alphabétique avant l’arrivée des Occidentaux. L’écrit a été introduit aux îles de la Société par les missionnaires protestants de la London Missionary Society au début du XIXe siècle. Implantée sur l’île de Tahiti à partir de 1797, il faudra à la mission, outre les péripéties de l’installation, un temps laborieux d’apprentissage de la langue et de tâtonnements pour sa codification, avant qu’un catéchisme en tahitien, le premier texte reposant sur le principe alphabétique jamais écrit dans une langue océanienne, ne soit présenté aux habitants de la baie de Matavai en 1801 (Nicole, 1988, p. 76).
  • L’origine des langues polynésiennes


    À ton avis, cher lecteur, que veulent dire les mots suivants : mata, talinga, ulo, atay, kain, inom, tubo, matakot, ulan, lima, manok, matay, batu ? Si tu parles une langue polynésienne, et plus encore si c’est une langue des Tuamotu, tu auras peut-être deviné certains des sens indiqués le tableau comparatif
  • Un capital bilingue à transmettre à nos enfants


    À l’occasion du recensement général de 2007, 75 % de la population polynésienne âgée de 15 ans et plus déclarait comprendre, parler, lire et écrire une langue polynésienne et 95 % de ces mêmes personnes déclaraient un niveau de compétence équivalent en français. Ces indicateurs en apparence encourageant laissent entendre que la population est aux trois quarts bilingue. Pourtant, un des points critiques est celui de la transmission entre générations au sein des familles.