Regards

  • Les plantes et leurs usages


    « Les terrains moins élevés sont entrecoupés de prairies et de bosquets, et dans toute l’étendue de la côte il règne, sur les bords de la mer, au pied du pays haut, une lisière de terre basse et unie, couverte de plantations. C’est là qu’au milieu des bananiers, des cocotiers et d’autres arbres chargés de fruits nous apercevons les maisons des insulaires. »
    Louis Antoine de Bougainville, 1768.
  • Tokai Devatine

    Des sculptures et des hommes…


    « C’est à bord du Dolphin que l’un des plus anciens objets d’art polynésiens connus fut rapporté en Europe. Il s’agit de la pirogue de Nukutavake dans les Tuamotu. Obtenue en 1767, cette embarcation de quatre mètres était entièrement cousue… Aucun commentateur n’a relevé la sculpture cassée dont les jambes aplaties sont gravées sur les deux côtés de la poupe… »
    Polynésie - Arts et Divinités 1760-1860.HOOPER (Steven)Edité par Paris, Musée du Quai Branly / Réunion des Musées Nationaux, 2008, p 56
  • Teva Victor, Sculpteur sur pierre


    Il faut traverser un chapelet de pierres de toutes tailles pour se rendre à l’atelier de Teva Victor. Dans ce désordre lithique, notre homme touche, caresse, taille, burine et façonne le minéral. Parfois, la pierre lui...
  • Tehina le saltimbanque


    De Tahiti à Paris, en passant par Lyon ou Moorea, Tehina promène rêveusement son chevalet et ses pinceaux. Ses années parisiennes ont été, nous confie t-il, déterminantes dans son cheminement artistique. Ce sont les...
  • Les gardiens du plateau de Tamanu, les Tamari’i Punaruu


    Plus qu’adhérer à une association, être Tamarii Punaru’u c’est integrer une véritable confrérie qui possède ses codes et ses exigences propres. C’est organiser et participer à toutes les activités qu’offrent le site du plateau de Tamanu
  • Les oranges du plateau de Tamanu


    Ils sont mécaniciens, agents de la poste, cuisiniers, employés de mairie, voire sans emploi fixe, mais au mois de juillet ils chaussent leurs ti’a plastiques, fourrent dans un sac à dos, serviettes, coupe coupe, bouteilles d’eau, cordelettes et s’engouffrent dans la vallée de la Punaruu. Pendant un mois, ils sillonnent les sentiers du plateau de Tamanu à la recherche du précieux agrume ; ils deviennent le temps d’une saison, les porteurs d’oranges de Punaauia.
  • Culture de tradition orale ? Oui, mais…


    Les cultures océaniennes sont dites de tradition orale. De fait, il n’existait pas dans le Pacifique insulaire de traditions d’écriture alphabétique avant l’arrivée des Occidentaux. L’écrit a été introduit aux îles de la Société par les missionnaires protestants de la London Missionary Society au début du XIXe siècle. Implantée sur l’île de Tahiti à partir de 1797, il faudra à la mission, outre les péripéties de l’installation, un temps laborieux d’apprentissage de la langue et de tâtonnements pour sa codification, avant qu’un catéchisme en tahitien, le premier texte reposant sur le principe alphabétique jamais écrit dans une langue océanienne, ne soit présenté aux habitants de la baie de Matavai en 1801 (Nicole, 1988, p. 76).
  • L’origine des langues polynésiennes


    À ton avis, cher lecteur, que veulent dire les mots suivants : mata, talinga, ulo, atay, kain, inom, tubo, matakot, ulan, lima, manok, matay, batu ? Si tu parles une langue polynésienne, et plus encore si c’est une langue des Tuamotu, tu auras peut-être deviné certains des sens indiqués le tableau comparatif
  • Aldo Raveino, 25 ans de musique


    Comme Marvin Gaye ou Alice Cooper, Aldo Raveino est fils de pasteur. Comme ses illustres prédécesseurs, sans doute en conflit avec le schéma paternel s’est-il entendu dire « la musique ce n’est pas un métier ». Et pourtant, c’est devenu le crédo de cet artiste qui occupe la scène rock polynésienne depuis bientôt 25 ans : « La musique, c’est de la création artistique au même titre que la peinture ou la sculpture et il existe un incroyable vivier en Polynésie qui reste inexploité voire méprisé » nous a-t-il confié lors d’un entretien chez lui à la Presqu’île.
  • Le taro, Roi des racines


    Le taro, Roi des racines

    « Il semble cependant surprenant de voir les archéologues étudier l’horticulture en Polynésie française comme ils le feraient d’une pratique disparue, alors qu’il s’agit d’un domaine d’activité encore majeur dans la région. Il reste dans le domaine des pratiques culturales beaucoup à apprendre des Polynésiens d'aujourd’hui pour éclairer les pratiques anciennes. »

    Eric Conte, L'archéologie en Polynésie française, Bilan critique. Au vent des îles, 1985